SING SING BAINING à KAINA GURUNA

Aujourd’hui Christian Travers nous offre de remarquables photographies des célèbres danses du feu en pays Baïning particulièrement spectaculaires.

Photos (août 2008) et texte de Christian Travers

Kaina Guruna est un village situé dans l’archipel Bismarck, en Nouvelle Bretagne, dans les collines de la péninsule de la Gazelle, au sud de Rabaul. Les baïning (« peuple inculte et sauvage ») se sont réfugiés dans ces montagnes lorsqu’ils on subi l’invasion des gunantuna.

Nous y avons assisté à une danse du feu (« miaus ») qui a lieu la nuit. Cette danse semblerait avoir été pratiquée à l’origine pour marquer les cérémonies mortuaires mais on dit aussi qu’elle s’exerçait au début des rituels d’initiation des garçons. Aujourd’hui elle peut se produire à l’occasion de l’inauguration d’une école …ou la visite de touristes.

La cérémonie est précédée par l’allumage d’un feu qui éclaire la scène. Les masques gigantesques, en tapa confectionnés à partir d’écorce de murier ou d’arbre à pain, sont montés sur une structure de bambou et de rotin. Ils ont été peints à partir d’onguents végétaux, de pigments minéraux et de sang. Ils étaient prêts mais il a fallu capturer un python qui sera tué après le rituel et mangé. Pendant la danse le serpent permet de capturer les forces de l’esprit de la forêt et c’est ce qui permet aux hommes de traverser pieds nus les braises rougeoyantes. Ces masques grotesques (« vungvung » ou « kavat », ou « kanata »ou « atutki « ) recouvrent la tête. Les corps des danseurs (« akurikuruk ») sont enduits d’huile de palme noircie au charbon de bois qui les protège des esprits hostiles. Des feuilles de pandanus et d’autres plantes décorent le corps et les mollets. Le pénis est plus ou moins dissimulé par un étui que prolonge un disque blanc en écorce battue (« magumbet »). 

La danse est rythmée par la frappe de petits tambours à fente et des chants interprétés par un orchestre composé d’hommes installés près du feu. Les danses évoquent les activités masculines et en particulier la chasse.

En frappant les braises de leurs pieds nus les danseurs font jaillir des étincelles qui concourent à donner à la danse nocturne une intensité dramatique

Ce masque avec d’immenses yeux ronds cerclés de noir et de rouge et un bec surdimensionné représente les esprits de la brousse. C’est la masque « kavat ».

Ce dernier masque à tête d’éléphant n’était pas présent lors de la danse mais il nous fut présenté, remisé dans la forêt, en un lieu plus ou moins secret. 

C’est le masque « yargi » qui permet de guérir les femmes enceintes qui viendraient à être malades.

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