Ils ont regagné les réserves…

Ils ont regagné les réserves…

…quand aurons-nous la possibilité de les admirer à nouveau ?

Je repense à l’exposition Résonance que la Galerie Gradiva 9 quai Voltaire nous offrit en ouverture du Parcours des Mondes jusqu’au 19 novembre 2022.

Elle faisait dialoguer des dessins de Jean-Michel Basquiat et des nkisi nkonde, dits fétiches à clous des groupes kongo (depuis l’Angola jusqu’aux deux Républiques du Congo de part et d’autre du fleuve).

Ceux qui l’ont vue en ont gardé un souvenir marquant. Je voulais vous en laisser quelques souvenirs visuels car étaient réunies là de superbes sculptures magiques provenant des réserves du musée de Tervuren choisies par Julien Volper.

Ces objets puissants, portant une charge ventrale et hérissées de clous ou de lames de couteau, étaient utilisés par le nganga pour jeter un sort, guérir certaines maladies ou poursuivre un voleur ; ils inspiraient la crainte autant qu’ils pouvaient guérir, les lames plantées dans le bois étaient là pour activer les pouvoirs du fétiche.

Les nkisi n’étaient pas tous anthropomorphes, pour preuve ce terrifiant chien nkisi mbwa

capable d’infliger des morsures aux voleurs, de les pister dans la nuit. Les chiens en pays kongo étaient dits intermédiaires entre les vivants et les morts.

Ce hérissement de clous et de lames n’a pas masqué la fine sculpture de beaux visages hiératiques.

texte et photos Mariette Naboulet

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